La flagellation

Maria Valtorta : Flagellation

passion de Jésus

La flagellation de Jésus selon Maria Valtorta

Jésus est traduit par quatre soldats dans la cour au-delà de l’atrium. Dans celui-ci, tout pavé de marbres colorés, il y a au centre une haute colonne semblable à celle du portique. À trois mètres du sol, elle a un bras de fer qui fait saillie d’au moins un mètre et se termine en anneau.

👉 REJOINS-NOUS !

La scène de la flagellation : la cour et la colonne

A celle-ci Jésus est attaché avec les mains jointes sur le haut de la tête, après qu’il eut été dépouillé. Il ne reste que des petites culottes de lin et des sandales. Les mains attachées aux poignets sont levées jusqu’à l’anneau, de sorte que Lui, aussi grand soit-il, ne repose pas sur le sol que la pointe des pieds... Et cette position doit être une torture aussi.

Les instruments de la torture : le fléau et les soldats

Derrière Lui se trouve un visage de bourreau au net profil juif, devant Lui un autre au visage égal. Ils sont armés du fléau fait de sept bandes de cuir liées à une poignée et terminant dans un marteau en plomb. Rythmiquement, comme pour un exercice, ils se donnent à frapper. L’un devant, l’autre derrière, de sorte que le tronc de Jésus soit dans une roue de fouets et de fléaux. Les quatre soldats, auxquels il est livré, indifférents, se sont mis à jouer aux dés avec trois autres soldats arrivés.

Les instruments de la torture

Et les voix des joueurs s’enchaînent sur le son des flagelles qui sifflent comme des serpents puis sonnent comme des cailloux jetés sur la peau tendue d’un tambour, frappant le pauvre corps si mince et d’un blanc d’ivoire vieilli et qui devient d’abord zébré d’une rose toujours plus vive, puis violette, puis ornée de reliefs d’indigo gonflés de sang, et puis craquelé et cassé laissant couler du sang de tous les côtés.

La douleur de Jésus : le corps martyrisé

Et ils frappent des espèces sur le thorax et l’abdomen, mais ne manquent pas les coups donnés aux jambes et aux bras et jusqu’à la tête, pour qu’il n’y ait pas de morceau de peau sans douleur.

Et pas un gémissement... S’il n’était soutenu par la corde, il tomberait. Mais il ne tombe pas et ne gémit pas. Seule sa tête pend, après coups et coups reçus, sur la poitrine, comme par évanouissement. " Ohe! Arrête! Il doit être tué par vivo" crie et crache un soldat...

Qu’il est mort? Possible?... "Maintenant je pense io" dit un soldat. Et le met assis avec son dos à la colonne. Là où Il était, il y a du sang... Puis il va à une fontaine qui se cache sous le porche, remplit un réservoir d’eau et la renverse sur la tête et le corps de Jésus.
... Mais Jésus pointe inutilement ses poings vers le sol dans une tentative de se dresser... un autre soldat avec la tige de son hallebarde bat le visage et attrape Jésus entre la pommette droite et le nez, qui commence à saigner.

Habillez-vous. Ce n’est pas de la décence d’être ainsi. Ils rient tous autour de lui. Il obéit sans parler. Mais tandis qu’un soldat se penche pour donner un coup de pied aux vêtements et les disperse, et chaque fois que Jésus les rejoint, en titubant où ils tombent, un soldat les pousse ou les jette dans une autre direction. Et Jésus, souffrant vivement, les poursuit sans un mot, tandis que les soldats se moquent de lui avec obscénité.

Il peut enfin se vêtir. Et remets aussi la robe blanche, restée propre dans un coin. Il semble vouloir cacher sa pauvre robe rouge, seulement hier si belle et maintenant sale avec des ordures et tachée de sang transpiré à Gethsémani. En effet, avant de mettre la tunique courte sur sa peau, il sèche son visage mouillé et le nettoie ainsi de la poussière et des crachats. Et celui-ci, le pauvre, saint visage, apparaît propre, seulement marqué par des contusions et de petites blessures. Et il se rhabille les cheveux tombés en lambeaux, et la barbe, pour un besoin inné d’être ordonné dans la personne.

Et puis il se blottit au soleil. Parce qu’il tremble, mon Jésus... La fièvre commence à serpenter en Lui avec ses frissons. Et même la faiblesse du sang perdu, du jeûne, du long chemin, se fait sentir...

Ils lui attachent à nouveau les mains. Et la corde est coupée là où se trouve déjà un bracelet rouge de peau écorchée. "Et maintenant ? Que faisons-nous ? Je m’ennuie ! "... dit un soldat.

La dérision et la couronne d’épines

Et il court dehors, dans une arrière-cour sûre, d’où il revient avec un faisceau de branches d’aubépine sauvage, encore flexibles parce que le printemps tient les branches relativement douces, mais bien dures dans les épines longues et pointues. Avec la dague, ils prennent des feuilles et des fleurs, plient les branches en cercle et les mettent sur le pauvre chef. Mais la couronne barbare retombe sur le cou...

Ils l’enlèvent et égratignent ses joues, risquant de l’aveugler, et s’arrachent les cheveux en même temps. Ils la serrent. Elle est maintenant trop serrée, et même si je l’enfonce les épines dans la tête, elle menace de tomber. Elle s’en va encore une fois en arrachant d’autres cheveux. Ils la modifient à nouveau. C’est bon maintenant. Devant, il y a un triple cordon épineux. Derrière, là où les extrémités des trois branches se croisent, c’est un vrai nœud d’épines qui pénètrent dans la nuque.

"La couronne ne suffit pas à faire un roi. Il faut pourpre et sceptre... ils mettent le sale chiffon rouge sur les épaules de Jésus et avant de lui mettre entre les mains la canne la donnent sur sa tête en se penchant et saluant : Ave, roi des Juifs; et ils rient.
Tiré de : Le poème de l’Homme-Dieu de Maria Valtorta Volume neuvième, page 278 - Centro Editoriale Valtortiano..