La mère

Anne Catherine Emmerick

Passione di Gesù

Moment de douleur et d’amour selon Anne Catherine

Découvrez la rencontre touchante entre Jésus et sa Mère pendant le Chemin de Croix, racontée par les visions d’Anna Caterina Emmerick. Un épisode de profonde souffrance et d’amour dans la Passion du Christ.

👉 REJOINS-NOUS !

Introduction à la passion

Après la sentence prononcée par Pilate, l’Addolorata se fit conduire dans les lieux sanctifiés par les dernières souffrances de son Fils bien-aimé. Elle voulait couvrir avec ses larmes chaudes le sang de Jésus.

Jésus rencontre sa Mère

Avec une profonde dévotion, Jean et les pieuses femmes accompagnèrent la Vierge dans son sacrifice mystique. Par cette consécration, la sainte Vierge devint elle-même l’Église vivante, Mère commune de tous les chrétiens.

Tandis qu’elle visitait les stations de la souffrance de son Fils, la Vierge entendit le bruit terrifiant des trompettes qui annonçaient le départ du triste cortège dirigé au Calvaire. Alors, ne pouvant plus retenir son désir de revoir le saint Fils, elle pria Jean de la conduire à l’un des lieux où devait passer Jésus. Ils descendirent du quartier de Sion et atteignirent la place d’où était parti le cortège avec Jésus, et continuèrent par les ruelles latérales en passant par des portes habituellement fermées mais qui étaient ouvertes ce jour-là pour permettre le passage de la foule...

Puis Jean, la Vierge Marie, Susanna, Giovanna Cusa et Salomé de Jérusalem entrèrent dans un grand palais; il me semble que cette construction communiquait, par des allées et des cours, avec le palais de Pilate ou avec la demeure de Caïphe. Jean reçut du porte-parole bienveillant la permission de traverser le palais et de sortir par l’autre côté. Il les fit entrer et se prêta à l’ouverture de la porte orientale du bâtiment. En voyant la Mère de Jésus pâle comme une morte, avec les yeux rougis par des pleurs, tremblante et épuisée, enveloppée dans un manteau bleu, je me sentis mourir pour la douleur. On sentait de plus en plus clairement le vacarme et les coups de trompette qui annonçaient les condamnés conduits à la crucifixion.

Un autre son de trompette, cette fois plus proche, perça le coeur de la sainte Vierge. La triste procession était maintenant visible, à une centaine de pas de la porte. Le cortège n’était pas précédé par la foule, mais celle-ci ne va que sur les côtés et derrière. Après le trompettiste, les esclaves avançaient avec un air insolent et triomphant; ils portaient les outils du supplice. A cette vue la Mère de Jésus commença à trembler, à sangloter et à se tordre les mains.

La réaction de la foule et des soldats

Un de ces insolents, plein d’arrogance, demanda aux autres : "Qui est cette femme qui se plaint tant?". On lui répondit aussitôt : "Et la mère de Galilée".
Aussitôt les méchants la remplirent de railleries et la signèrent au doigt; l’un d’eux présenta à son regard affligé les clous qui devaient servir à la crucifixion du Fils. Je vis les pharisiens passer fiers sur leurs chevaux, suivis par le jeune homme qui portait l’inscription. A quelques pas de là suivait Jésus avec l’horrible couronne d’épines. Le Seigneur titubait et saignait sous la lourde croix. Les yeux éteints et rougis du Christ souffrant jetèrent sur la sainte Mère un regard compatissant.

Touchée par ce regard plein d’amour miséricordieux, la sainte Vierge vint les mains et s’appuya sur le portail pour ne pas tomber. Elle était pâle et avait les lèvres bleues. Le Seigneur trébucha et tituba, puis tomba pour la deuxième fois sous le poids de la croix. La Mère de Jésus, aveuglée par la douleur, ne vit plus ni les soldats ni les autres, mais seulement le Fils ensanglanté torturé par les bourreaux. Dans l’élan de son amour, il se précipita au milieu des bourreaux pour tenter de le serrer dans ses bras. J’entendis s’exclamer : "Mon fils!..." "Ma mère!..." mais je ne suis pas sûre si ces paroles avaient été prononcées réellement ou seulement dans l’esprit.

J’ai vu les soldats émus devant cette Mère déchirée par la douleur : ils avaient essayé de la repousser mais n’eurent pas le courage de lui faire du mal. Il y eut un moment de confusion générale, où Jean et les pieuses femmes en profitèrent pour relever Marie...

La reprise du cortège vers la crucifixion

Entourée de Jean et des femmes pieuses, l’Addolorata fut emmenée et le cortège continua son triste chemin... Entretemps le soldat avait relevé Jésus et lui avait reposé la croix sur les épaules. Au milieu de la foule qui suivait le cortège pour insulter le Seigneur, je vis des femmes voilées pleurer en silence.

Selon les révélations de Sœur Ann Catherine Emmerick.