Anne Catherine Emmerick
La vision dramatique d’Anna Caterina Emmerick
Découvrez le récit émouvant de la flagellation et du couronnement d’épines de Jésus, selon les révélations d’Anna Caterina Emmerick. Un témoignage intense et détaillé sur la Passion du Christ.
👉 REJOINS-NOUS !
Chapitre IV
L’horrible flagellation
Pour calmer la foule avec une punition qui lui fasse pitié, Pilate donna l’ordre de flageller Jésus, selon l’usage romain.. Au milieu du tumulte et de la fureur populaire, Jésus fut emmené par les hommes de main sur le parvis.
La flagellation de Jésus
Le Seigneur fut brusquement traîné près du corps de garde du prétoire, où se trouvait la colonne de marbre munie d’anneaux et de crochets; elle était destinée exclusivement à la flagellation des condamnés. Les six flagellateurs, qui jouaient le rôle de bourreaux dans le prétoire, provenaient des frontières égyptiennes; ils étaient bruns, petits et trapus; semi-nus et à moitié ivres, ils ressemblaient à des bêtes assoiffées de sang. Ils avaient dans le regard quelque chose de diabolique; près de cette colonne, ils avaient fustigé à mort beaucoup d’autres condamnés.
Bien que le Sauveur n’ait pas résisté, il a été traîné avec des cordes, tandis que les flagellateurs lui assaillaient des coups de poing et des coups de pied.
tomber le Seigneur à terre. Je vis Jésus trembler et frissonner devant la colonne. Il se dépouilla lui-même avec les mains enflées et ensanglantées. Puis il pria et tourna un instant le regard vers sa sainte Mère plongée dans la douleur...
Les bourreaux, sans cesser leurs horribles malédictions, lièrent les mains de Jésus à un grand anneau fixé au sommet de la colonne de l’infamie. Ce faisant, ils tendirent tellement ses bras au-dessus de sa tête que les pieds attachés fortement à la colonne ne touchaient pas complètement le sol.
Deux de ces brutes, assoiffés de sang, commencèrent à flageller le corps immaculé de Jésus en provoquant les plus atroces tourments. Il m’est impossible de décrire les terribles atrocités infligées à notre Seigneur.
Le martyre de la colonne
Les premières baguettes utilisées par les bourreaux étaient des bandes de couleur blanche, elles semblaient faites de bois très dur ou de nerfs de bœuf.
Le dos, les jambes et les bras étaient déchirés sous les coups du fléau, jusqu’à ce que la peau éclate de sang sur le sol. Les gémissements douloureux de Jésus souffrant étaient étouffés par le bruit de la foule et des pharisiens, qui continuaient à crier :
"Faites-le mourir! crucifiez-le!".
Pour imposer le silence, et continuer à parler au peuple, Pilate faisait sonner une trompette. Alors on n’entendait que ses paroles sur la place, accompagnées de l’horrible sifflement du fouet et des gémissements du Seigneur, ainsi que des jurons des bourreaux ivres...
La plupart des gens gardaient une certaine distance du lieu de la flagellation, seulement quelques-uns allaient et venaient des environs de la colonne pour insulter le Seigneur... Des jeunes infamants préparaient des baguettes fraîches près du corps de garde, d’autres cherchaient des branches épineuses pour tresser la couronne d’épines. Les serviteurs des prêtres avaient donné de l’argent aux flagellateurs et leur avaient donné des cruches remplies d’une liqueur rouge, dont ils buvaient jusqu’à se saouler.
Après un quart d’heure les bourreaux qui avaient flagellé Jésus furent remplacés par deux autres. Ces derniers se sont jetés sur Jésus avec une fureur aveugle, en utilisant aussi des bâtons noueux avec épines et pointes. Les coups de leurs fléaux déchiraient la chair du Seigneur jusqu’à ce que le sang éclate sur les bras des bourreaux. Bientôt ce corps saint fut couvert de taches noires et rouges, le sang coulait sur le sol et il se déplaçait dans un tremblement convulsif, entre injures et mensonges...
Le troisième couple de bourreaux se précipita avec plus d’ardeur que les autres sur le corps martyrisé de Jésus. Pour la flagellation ils se servaient de courroies munies de crochets de fer. Pourtant leur colère diabolique ne s’est pas apaisée. Jésus fut détaché puis de nouveau ligoté, cette fois avec le dos contre la colonne. Parce que l’Éternel ne pouvait plus se tenir debout, ils passèrent des cordes sur sa poitrine et le lièrent avec leurs mains derrière la colonne. Ils l’ont fouetté. Jésus avait le corps réduit à une seule plaie et regardait ses bourreaux avec les yeux pleins de sang, comme s’il implorait la grâce. Mais, en réponse à ses faibles gémissements, leur fureur augmenta et l’un des bourreaux le frappa au visage avec une tige plus souple.
L’horrible flagellation avait déjà duré trois quarts d’heure, quand un étranger d’infime classe, parent d’un aveugle guéri par Jésus, se précipita derrière la colonne avec un couteau en forme de faucille et cria d’une voix indignée : "Arrêtez! Ne frappe pas cet innocent jusqu’à ce qu’il meure!". Profitant de l’étonnement des bourreaux ivres, l’étranger coupa les cordes nouées derrière la colonne et disparut aussitôt dans la foule. Jésus tomba à terre au milieu de son sang; les bourreaux le quittèrent et s’en allèrent boire...
À leur retour, les flagellateurs l’ont frappé pour le faire se relever. Jésus, rampant, a fait pour reprendre la bande qui avait entouré ses hanches, mais les bourreaux la poussaient de plus en plus loin, le forçant à se tortiller au sol dans son sang et à ramper comme un ver; tout cela se produisait entre les sifflements, les murmures et les insultes des gens. Enfin, ils le relevèrent, lui jetèrent la robe sur les épaules et le poussèrent précipitamment vers le corps de garde. Avec la robe, il séchait le sang qui coulait abondamment de son visage... Quand la cruelle flagellation prit fin, il était environ neuf heures du matin.
Le couronnement des épines
Le couronnement d’épines fut exécuté dans la cour du corps de garde, dont les portes étaient ouvertes; à l’intérieur il y avait une cinquantaine de bourreaux, de serviteurs et de vauriens, qui prirent part active aux marées de Jésus. La foule se pressait de tous côtés, jusqu’à ce que le bâtiment fut isolé par les soldats romains.
Jésus fut dépouillé à nouveau et revêtu d’un vieux manteau militaire pourpre, qui lui arrivait jusqu’aux genoux. Le manteau se trouvait dans un coin de la pièce et avec lui les criminels étaient couverts après la flagellation. On fit asseoir le Seigneur au milieu de la cour, sur un tronc de colonne couvert de morceaux de verre et de pierres.
Indicible fut le tourment de ce couronnement : autour de la tête de Jésus fut attaché un serti tressé de trois branches épineuses, haute deux palmes, dont les pointes étaient tournées vers l’intérieur. En attachant la couronne à l’arrière de la sainte tête, les bourreaux la serrèrent brutalement pour que les grosses épines d’un doigt s’enfoncent dans son front et sa nuque. Puis ils lui enfilèrent une canne entre les mains attachées, s’agenouillèrent devant lui et mirent en scène le couronnement d’un roi de la plaisanterie.
Ils ne se contentaient pas de lui arracher cette canne, qui devait figurer comme sceptre de commandement, et ils commencèrent à la frapper sur sa couronne d’épines, au point que les yeux du Sauveur furent inondés de sang; en même temps les malfaiteurs le giflaient et lui adressaient des grossièretés de toutes sortes... Son corps était une plaie, tellement qu’il marchait tordu et mal. Le pauvre Jésus est venu sous l’escalier devant Pilate, suscitant même dans cet homme cruel un sens de compassion. Le peuple et les prêtres méchants continuaient à se moquer de lui.
Selon les révélations de Sœur Anne-Catherine Emmerick.