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- auteur: Alessandra -

 

Dans ses mains

 

partie XIX

 

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Dans ses mains

Partie XIX

A l’intérieur de toi.

A l’intérieur de toi je sens ton cœur battre, parce que ta poitrine est ici, tout contre la mienne. Je sens les palpitations de ton cœur s’accélérer, et ta respiration devenir plus rapide, alors que je t’étreins encore tout contre moi, pendant que tu bouges.

A l’intérieur de toi.

A l’intérieur de ton corps, alors que nous faisons l’amour. J’ai fermé les yeux parce que je voulais sentir ton corps et uniquement lui contre le mien avant de te regarder. J’étais assis, appuyé contre les oreillers, quand tu t’es retournée dans le lit laissant glisser le drap qui te couvrait. Tu ne m’as pas laissé bouger quand tu es venue sur moi. Nous avons fait l’amour, encore. Maintenant il fait jour.

Il est tard mais peu importe. Nous n’avons pas bougé ni cessé de faire l’amour, et cela depuisla nuit dernière. Depuis combien de temps mon amour, ne m’avais-tu pas touché ainsi. La folie me guète. Cette attente même après t’avoir retrouvé : pourquoi ?

Je ne sais pas, j’avais peut-être besoin d’attiser encore plus mon désir, comme à cet instant, ce qui est beau, sans un mot, sans rien dire je vibre au son de tes soupirs. Tu es ici, sur moi, et tu m’embrasses à nouveau, et mes mains sur tes hanches, les emprisonnent, les caressent.

Toi aussi tu sens mon cœur battre, je le sais, car il bat fort tout contre le tien. Ferme les yeux et écouteseulement avec ton cœur.

Je t’ai dis mon amour. Combien de fois te l’ais-je répété ce soir. Mais je vais encore te ledire, parce que je sais que cela ne suffit pas, et ne suffira jamais.

J’aimerai tant que cet instant ne finisse jamais. J’aimerai rester toute la journée, mais aussi toute la nuit à venir, en toi. Je voudrais que nous nous endormions ensemble, unis, que tu t’assoupisses épuisée par trop d’amour et moi toujours en toi pendant ton sommeil, t’aimer sans ressentir la fatigue, sans jamais m’arrêter. Doucement, te faire l’amour, mais ne pas m’arrêter, ne jamais plus laisser ton corps. Je t’aimerai jusqu'à ce que le soleil ait quitté cette pièce, et poursuivrait durant toute la nuit, jusqu'à ce que le soleil réapparaisse. Et quand tu t’éveilleras à nouveau, tu me trouveras toujours en toi.

Je ne veux plus jamais te laisser, s’il te plait, mon amour.

 

Mais je ne peux pas. Je souris, car je sais que je ne résisterais pas, et ce même maintenant. Tu m’embrasses à nouveau et respires entre mes lèvres alors que je te caresse, tu es chaude, tellement chaude…

Ma respiration c’est accéléré, et tu as compris, tu m’as serré plus fort. Tes bras enroulaientautour de moi, tu m’accompagnes. Cette nuit je ne me suis pas arrêté, car toi non plus tu ne le voulais pas, pas une fois. Tu as accueilli mes frémissements en toi et t’es abandonnée aux mêmes émotions lovés dans mon étreinte. Le plaisir nous as assailli par vagues, nous n’existions pas l’un sans l’autre, et je t’aime, qu’il est difficile de te résister quand j’entraperçois ce que tu ressens car je le ressens moi aussi, et tu me fais perdre la tête, à chaque fois, que j’entends tes gémissements qui accompagne les miens. Je voudrais, je voudrais tant mon amour, ne me le demande plus, je t’en prie, car si tu me le demande à nouveau je le ferai.

 

Je n’attends pas de confirmation de ta part, ni même une preuve que tu m’aimes vraiment. Je ne me sensplus digne de rien quand tu esdans mes bras, et pourtant mon amour tu as décidé que tu me voulais. Mes larmes se sont misent à couler quand tu m’as demandé de te pardonner, je t’ai supplié de ne plus jamais me demander une telle chose. Je n’ai rien à te pardonner, et je ne l’ai jamais eu. C’est toi qui dois me pardonner de t’avoir haï. Comment ais-je pu te détester mon amour… mon seul et mon unique amour ?

Assez, cela suffit de ressasser tout cela… Nous avons eu tort, mais la vie c’est chargée de nous pardonner, nous rappelant ce que nous ne savions pas, et ainsi nous donnant l’occasion de tout arranger.

Peut être que ce qui nous unissait méritait de continuer à vivre. Tellement de temps est passé depuis notre premier baiser, et nous ne sommes plus les mêmes aujourd’hui, nous sommes si différent.

Nous avons souffert, que d’autres nous aient séparés nous a fait souffrir mais bien moins que lorsque cela est venu de nous. Bien plus même que lorsque enfant bien que trop mure pour continuer à se chercher nous n’arrivions pas à nous trouver pour arrêter de fuir.

Nous avons plus souffert alors, et je ne sais par quel miracle nous sommes encore là aujourd’hui, dans ce lit, dans cette maison où nous n’avons plus besoin d’avoir peur de personne, et où nous faisons l’amour librement.

Nous n’aurions jamais dû avoir peur et cela même par le passé, Nous n’aurions jamais dû laisser quoi que se soit, aussi important soit-il, surpasser ce que nous ressentions alors l’un pour l’autre. Car au final c’était la seule chose réelle, la seule.

 

Tu m’embrasses, tes lèvres sont si douces. C’est tellement beau de voirtes caresses sur mon corps. Cette nuit était magique, et tendre, laisser tes mains retrouver leur chemin, sur mon corps, et t’effleurer, presque timidement. C’était beau aussi de te voir surpasser cette pudeur, cette autre fragile barrière, pour enfin te retrouver. Mais quand je t’ai entendu gémir dans l’abandon, finalement mienne, mon cœur c’est emplid’une joie immense. Submergé, je t’ai supplié de ne pas taire tes gémissements, pour que toi aussi tu en sois envahi, et j’ai utilisé des mots dont je ne me souviens plus alors que mes lèvres effleuraient ton épaule, et que toi tu déposais milles baisers sur mes doigts posaient sur ta bouche.

 

Alors mon amourne t’arrête pas, c’est si bon. Ne t’arrête pas, ne t’arrête pas car je veux sentir chaque frisson qui parcoure ton corps, chaque battement de ton cœur vers le mien. Chaque mot mais aussi chaque silence qui vient à toi. Tout, chaque moment que je n’avais pas encore capturé à ce jour.

A cet instant, je sens les frissons qui te parcourent à nouveau. Je les sens, je les sens encore, je les sens en toi. Tu caresses mon visage et me saisi les mains dans les tiennes, tu les conduis dans mon dos car tu veux m’étreindre. Et cette fois tu n’acceptes pas que je te résiste. Tu m’embrasse et une larme coule presque sur ton visage. Non ne pleures pas, ne pleures pas, je t’en prie… J’ai l’impression que tu as besoin d’une preuve, à ce moment, tu souhaites de ma part un abandon, que je me donne à toi. Et que si je venais à te le refuser tu en souffrirais, comme si par cela je te refusais mon amour. Non Oscar, mon amour, ce n’est pas nécessaire.  Tu le sais, que ce n’est pas nécessaire. Mais tu en ressens tout de même le besoin. Et je t’aime, je te le dis, j’en tremble aussi, ma voix se fait murmure tellement elle est perdue, tellement je suis perdue. Je t’aime, que veux-tu que je fasse, dis le moi…

Non mon amour, ne bouge pas, tu n’en as pas besoin, je ne peux résister à tes mains. Regarde, je ne… je te laisse faire… Je suis là dans tes bras serein et apaisé, enlacé dans cette douce étreinte, couvé par ta joie. Je te suis ou tu m’amènes, mon amour, parce que tu es heureuse, tu es si belle à voir, quand tu es heureuse, et quel miracle d’être celui qui a le don de te rendre heureuse, parce que tu m’aimes, moi orphelin dans ce monde, ton simple serviteur, mais tu me voulais vraiment, tu me voulais vraiment moi…

Es-tu sure, t’ai-je demandé d’une petite voix, même si je savais déjà ne pas pouvoir m’arrêter même si tu m’avais dit non. Sur cet oreiller enlacés dans les bras l’un de l’autre, tu m’as répondu dans un murmure, alors que je laissais échappé un gémissement moi aussi. Tu m’as dit oui, mon amour, oui, et doucement tu as rapproché ton corps du miens, et tu t’es abandonnée contre moi, puis vint ton silence, à cet instant, avec moi, et comme j’entendais ton silence je me suis tu, pour ressentir chaque vibration de ce moment, chaque frisson qui parcourrait ta peau, chacun de tes souffles qui effleuraient mon visage, mes yeux, mon souvenir de ton cœur, oui, je t’appartient, mon amour, je n’appartient qu’a toi.

 

 

*

 

 

Ils s’étaient finalement endormis, mais elle s’était réveillée au bout d’une heure et le détaillait, son visage tout prés du sien. Elle le regardait alors qu’il était plongé dans son premier sommeil, les détails de son corps recueilli par ses yeux encore endormis. Habituellement ils ne dormaient pas enlacés ainsi. Les rares occasions qu’ils avaient eu de passer la nuit ensemble à Jarjayes, ils se réveillaient toujours un peu lointain, chacun de son coté du litau matin.

Maintenant il avait sa main légèrement posé sur sa taille, et son souffle régulier caressait son épaule. Il dormait profondément, mais dans son sommeil il la tenait dans ses bras, et résista légèrement quand elle voulu d’un doux mouvement s’échapper de son étreinte. Oscar sourit tendrement, il n’avait pas perdu l’habitude de s’endormir comme une buche après avoir fait l’amour. Mais maintenant il avait besoin de l’envelopper de ses bras pour s’endormir.

Elle se mit à genoux pour l’observer dans la pénombre de l’après-midi. Comme il est beau ton corps pensa t’elle, le couvant du regard. Puis ses yeux tombèrent sur la cicatrice qui lui marquait le flan, il ne l’avait pas avant, et les larmes lui montèrent aux yeux. Elle la regarda en silence, proche de lui, même si ça lui faisait mal. Dans ses yeux son expérience des armes se superposa à ses sentiments pour lui, et elle sut qu’il s’en aurait fallu de peu, à peine plus loin et la balle l’aurait tué. Elle sentit la douleur mais aussi la peur l’envahir.

Elle retourna l’étreindre, posant sa tête sur son ventre juste assez prés pour toucher de ses lèvres les contours de la cicatrice. Dans ses bras elle lui dit, je t’aime, doucement sans le réveiller, puis remonta le drap sur eux, toujours lové sur lui.

Elle réalisa soudain que c’était un miracle, la présence d’André dans son lit, juste à coté d’elle, c’était un miracle ce retour inattendu qui l’avait fait perdre connaissance il y a quelques jours, c’était un miracle de l’avoir retrouvé, et qu’il soit maintenant à ses cotés. Un miracle, il n’y avait pas d’autres mots, c’était le seul. Elle l’avait cru mort, et elle mourait à son tour enfouiepar la douleur, elle pensait ne plus jamais le revoir, qu’il avait été tué. La raison lui avait dicté cela, et elle avait baissé la tête face à cette évidence.

Au lieu de cela, soudain lui, ici, et cet amour qu’ils ressentaient encore, il n’avait pas disparu malgré ce que la vie leur avait fait, à tout les deux.

Il l’avait cru. Il l’avait cru sans l’ombre d’un doute, malgré son désespoir et le fait qu’il vive depuis si longtemps avec la croyance qu’elle l’avait trahi. Mon Dieu, André l’avait vue dans les bras de Fersen… cette pensée était si terrible qu’elle la chassa immédiatement de sa tête.

Malgré tout il l’avait cru et lui avait pardonné.

Bien sûr, elle avait été honnête et lui avait tout dit, et André avait su voir la vérité dans ses mots. Ils se connaissaient depuis toujours, et c’était comme si il avait pu lire dans son âme. Comme cela avait toujours été.

Cela n’était possible qu’avec André.

Doucement, elle prit sa main dans la sienne, et se rendormit.

 

La lumière de l’après-midi filtrait à travers les volets. Elle le sentit bouger légèrement, comme s’il allait se réveiller, elle lui caressa la joue doucement, laissant ses doigts remonter sur son front et se perdre dans ses cheveux. Elle posa ses lèvres sur les siennes lui donnant de petits baisers alors qu’il se réveillait, elle se colla à lui doucement, langoureusement. Elle ferma les yeux, ne sachant pas ce qui découlerait de ces baisers, elle s’y abandonna tout simplement. Elle descendit ses lèvres sur son cou, sa poitrine, tout en le serrant fort dans ses bras. Cela dura un long moment, elle ne sut même pas dire combien de temps, mais il était réveillé et lui répondait, alors qu’elle ouvrait les yeux, il en fit de même et la déposa sur les oreillers, ses seins tout contre luiet ses bras l’entourant, son corps la cherchant dans une étreinte frénétique. Alors elle s’abandonna à ses baisers en les lui rendant avec ardeur, sans jamais délaisser son visage, tournant vers lui tous les regards passionnés et confus que le plaisir faisait monter en elle, alors qu’il la prenait à nouveau, bouger juste en elle, puis s’arrêter, s’arrêter pour la couvrir de baiser pendant qu’ils étaient ensemble, de sorte que la demande vienne d’elle, qu’elle décide comment, pour qu’il la conduise ou elle le souhaitait. Que les soupirs et les halètements qui s’échappaient de ses lèvres lui parviennent pour l’aider à la déchiffrer, car il voulait cela lui aussi.

Elle pensait à son amour, elle y avait pensé mille fois ce soir là et à quel point elle l’aimait, et que rien au monde ne pouvait la séparer de lui… Elle se remémora leur première nuit d’amour il y a de cela tellement longtemps, ses sentiments étaient plus profonds, si plein de nuances maintenant, mais cette essence était la même qu’alors.

Elle pensait à l’intensité de son visage, ses contours et ses lèvres tremblantes qui la caressaient quand le plaisir montait, la douce lutte qu’elle avait livré contre sa volonté avant de se laisser envahir par l’abandon, son souffle feutré échappé, au silence vibrant qui avait précédé ses gémissements étouffés, les frémissements de son corps dans leur étreinte, et elle lui avait demandé passionnée de lui dire qu’il était heureux, et il l’avait fait, il lui avait dit oui, oui, oui, pendant qu’il se donnait à elle, et il lui avait dit mon amour, amour, amour, tant defois à ce moment là, qu’elle aussi en avait perdu la tête, et avait senti le bonheur la submerger tout à coup, pendant qu’elle écoutait le son de ces mots répétés sans cesse entre ses lèvres.

Elle repensait à ce moment là, et elle en voulait encore, et retomba dans ses bras, s’oubliant, se rendant compte dans cette étreinte qu’André la regardait sérieusement comme il ne l’avait jamais fait, et avec sa bouche pris la sienne dans une douce respiration, et l’enserra dans ses bras alors qu’ils atteignaient le plaisir ensemble, et dans son cœur, elle pu entendre son cri à lui qu’il ne la laisserait jamais.

 

 

"Nous avons dû, ma sauvageonne,
nous ressaisir du temps perdu
et revenir sur nos pas pour, de baiser en baiser,
abolir la distance de nos vies,
récupérant ici ce que sans joie
nous avions donné, découvrant
là le chemin secret
qui rapprochait tes pas des miens,
et ainsi, sous ma bouche,
voici que tu revois la plante insatisfaite
de ta vie qui allonge ses racines
vers mon cœur et vers son attente.
Une à une, les nuits,
entre nos villes séparées,
s'ajoutent à la nuit qui nous unit.
Le jour de chaque jour,
sa flamme ou son repos
soustraits au temps, elles nous livrent,
et ainsi se trouve exhumés
dans l'ombre ou la clarté notre trésor,
et ainsi nos baisers embrassent-ils la vie:
tout l'amour se tient enclos dans le nôtre:
toute la soif s'achève dans notre enlacement.

Nous voici enfin face à face,
 
nous nous sommes trouvés, 
rien n'a été perdu.
Et lèvre à lèvre nous nous sommes parcourus, 
mille fois nous avons troqué
entre nous la mort et la vie, 
tout ce que nous portions en nous
comme autant de médailles mortes
nous l'avons jeté à la mer, 
tout ce que nous avions appris
nous a été bien inutile.
Nous avons commencé, 
nous avons terminé
à nouveau mort et en vie.
Nous sommes là, nous survivons, 
purs d'une pureté que nous avons créée, 
plus vaste que la terre qui n'a pu nous fourvoyer, 
et éternels comme le feu qui brûlera
tant que la vie ne cessera."

(Pablo Neruda, Ode et germination, III, versets du capitaine)

 

A suivre…

 

mail to : alessandra1755@yahoo.it

Ghanima: (ka1@free.fr)

 

pubblicazione sul sito Little Corner del giugno 2020

 

 

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